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Installer Meshamoto, relier vos machines, et faire entrer vos amis. Comptez dix minutes pour la première fois, une pour les suivantes.
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1. Installer
Meshamoto fonctionne sur Windows 10/11 et sur Linux. Il n'existe pas de version macOS ni mobile.
- Windows — l'installeur se charge de tout, y compris d'installer WireGuard s'il est absent. Il demande les droits administrateur : c'est nécessaire pour créer une carte réseau.
- Arch, CachyOS — le paquet pacman, qui installe le client, le serveur et le relais.
- Autres distributions — l'AppImage : rendez-la exécutable et lancez-la. Elle demande glibc 2.35 ou plus récente.
Celle qui héberge la partie, en général. Les autres n'ont qu'à coller le code qu'elle leur enverra — elles n'ont rien à configurer, pas même l'adresse du serveur.
2. Le premier écran : deux chemins
Au tout premier lancement, Meshamoto n'affiche pas un formulaire mais un écran d'accueil avec deux chemins. Choisissez selon votre rôle.
« Un ami m'a envoyé un code »
Le cas le plus simple, et celui de la majorité des gens. Collez le code reçu
(il commence par MESHA1-) et c'est tout : adresse du serveur, nom du
réseau et mot de passe y sont déjà. Le champ réagit à la frappe et affiche le nom du
réseau qu'il reconnaît — s'il dit que le code est incomplet, c'est presque toujours
un copier-coller tronqué.
« Héberger mon réseau sur cette machine »
Le parcours complet, en un clic : Meshamoto démarre le serveur de mise en relation sur votre machine, propose un nom de réseau dérivé du nom de votre ordinateur, génère un mot de passe, crée le réseau, puis vous affiche le code d'invitation à envoyer.
Le mot de passe est généré plutôt que laissé à votre choix, et il évite les
caractères qu'on confond à l'oral (i/l/1, o/0) pour rester
dictable. Vous n'avez de toute façon pas à le retenir : le code d'invitation le
transporte.
Pour que vos amis vous joignent depuis l'extérieur de chez vous, il faut en plus ouvrir un port sur votre modem/routeur et disposer d'un nom de domaine — tout cela est expliqué dans Héberger son serveur.
Ou bien : utiliser notre serveur
Si vous préférez ne rien héberger, choisissez « Utiliser le serveur Meshamoto » : l'adresse se remplit toute seule. Il vous faut alors une clé d'essai, gratuite, à demander depuis la page d'accueil. Le trafic de vos parties ne passe pas par ce serveur — il ne sert qu'à présenter vos machines les unes aux autres.
Si vous saisissez l'adresse à la main, c'est https://meshamoto.ca,
avec le https:// et sans numéro de port. Écrire
meshamoto.ca:443 échoue : sans le schéma, la connexion part en clair
vers un port chiffré.
Si vous hébergez sur notre serveur, votre clé autorise cinq machines — la vôtre et celles de quatre amis. Elle voyage dans le code d'invitation : vos amis n'ont donc rien à demander ni à saisir, ils collent le code comme n'importe quel autre.
Une place cesse d'être occupée dès qu'une machine ne se connecte plus pendant deux mois. Un ordinateur réinstallé ou remplacé ne vous en coûte pas une définitivement.
Rien de tout cela ne s'applique à un serveur auto-hébergé : il ne demande aucune clé, et le nombre de machines n'y est pas limité.
Il s'affiche tant qu'aucun réseau n'a été rejoint — donc aussi après une réinstallation, précisément quand on a de nouveau besoin d'être guidé. Le bouton « Revoir l'accueil » le rouvre à tout moment.
3. Inviter vos amis
Le bouton « Copier le code d'invitation » produit une chaîne unique d'environ 150 caractères qui porte l'adresse du serveur, le nom du réseau et son mot de passe. Envoyez-la comme vous voulez : elle survit à un collage dans une conversation, les espaces, coupures de ligne et caractères rognés par les messageries étant tolérés.
L'adresse inscrite dans le code n'est pas forcément celle que vous voyez à l'écran, et c'est voulu. Quand vous hébergez chez vous, votre propre champ « Serveur » indique la boucle locale — la transmettre enverrait chacun se connecter à sa propre machine. Meshamoto choisit donc l'adresse utile à vos invités.
Il n'expire pas tout seul : quiconque le lit peut entrer. C'est exactement le niveau de sécurité d'un mot de passe envoyé par message, en supprimant les fautes de frappe — partagez-le avec le même soin, et évitez les salons publics et les captures d'écran.
Il est en revanche révocable à tout moment : voir plus bas.
4. Lire le salon
Une fois connecté, chaque machine du réseau apparaît sur une ligne. Les colonnes qui comptent :
- Adresse virtuelle — celle à utiliser pour joindre cette machine, quel que soit son vrai réseau. C'est elle que vous tapez dans la console d'un jeu, dans un navigateur ou dans l'explorateur de fichiers.
- Ping — la latence réelle, avec une pastille de qualité. Une pastille orange signale un pair qui passe par le relais, donc sans liaison directe.
- Service — ce que ce pair héberge, enrichi en direct :
7 Days to Die — Navezgane · 3/8. Trois états sont distingués : jamais interrogé, vivant, et sans réponse. - Action — dépend du type déclaré : Rejoindre pour un jeu, Ouvrir pour une interface web, Parcourir pour un partage de fichiers.
Beaucoup de jeux ne parlent tout simplement pas le protocole d'interrogation, et certains cessent d'y répondre quand ils sont vides. C'est pour ça que le libellé dit « sans réponse » et jamais « hors ligne » : affirmer l'extinction serait dire plus que ce qu'on sait.
Un clic droit sur un pair propose « Parcourir les fichiers (SMB) », qui ouvre l'explorateur de votre système sur son partage réseau, et « Expulser du réseau ».
En bas à droite, la version. Comparez-la à celle de vos amis quand un comportement diffère d'une machine à l'autre : la dérive de versions est une cause de panne fréquente et difficile à voir autrement.
Se parler sans quitter l'application
Sous le salon, un champ permet d'écrire à tout le réseau ou à un pair précis. Les messages passent dans le tunnel, jamais par le serveur qui vous met en relation — il ne doit voir aucun de vos échanges, et c'est la promesse centrale du produit.
L'application vous dit « remis », et c'est une mesure : votre ami n'accuse réception qu'après avoir affiché le message. Quand ça échoue, elle donne les causes possibles sans en choisir une — machine éteinte, pare-feu qui jette le port, ou version trop ancienne se ressemblent exactement vus d'ici.
Personne ne stocke rien. Il n'y a ni serveur ni boîte aux lettres : un ami hors ligne ne reçoit pas le message, et ne le rattrapera pas à son retour. C'est un salon de partie, pas une messagerie.
5. Reprendre la main
Deux actions, et l'ordre entre elles compte.
- Expulser du réseau Par un clic droit sur le pair. Sa connexion est fermée immédiatement et il disparaît de la liste de tout le monde.
- Changer le mot de passe Le bouton voisin de celui de l'invitation. Il génère un nouveau mot de passe, ce qui invalide d'un coup tous les codes déjà distribués, et vous propose aussitôt le nouveau code à envoyer.
Pourquoi cet ordre : un pair expulsé qui connaît encore le mot de passe peut revenir aussitôt — c'est la seule identité du produit. Inversement, changer le mot de passe seul n'expulse personne : il garde la porte d'entrée, pas les tunnels déjà ouverts.
« Supprimer le réseau » l'efface définitivement avec tous ses membres. C'est la seule action irréversible de l'interface, et elle demande de retaper le nom du réseau pour confirmer.
6. Quand ça coince
Meshamoto essaie de nommer la cause plutôt que d'afficher « déconnecté ». Trois réflexes avant de chercher ailleurs :
- Le bouton Diagnostic, sur la ligne du pair concerné. Il teste le ping, la poignée de main du tunnel et un port de votre choix, et adapte ses conseils au système du pair visé, pas au vôtre.
- Comparez les versions — la vôtre en bas à droite, la sienne chez lui.
- Un pair injoignable alors que tout va bien chez lui vient presque toujours d'un pare-feu ou d'un antivirus qui filtre. La page Héberger un service détaille les règles à poser, et c'est là que se trouvent les pièges les plus coûteux.
Si votre propre tunnel tombe — pilote remplacé par une mise à jour, service arrêté — vous n'avez rien à faire : Meshamoto le détecte au cycle suivant et le remonte seul.
Un réseau qui bloque tout : le mode restreint
Certains réseaux — Wi-Fi d'hôtel, entreprise, portail captif — laissent passer le web et jettent tout le reste. Meshamoto se connecte alors normalement, puisque la mise en relation passe par le même canal qu'un site web, mais aucun pair ne répond. La signature est là : vous voyez la liste de vos amis, et pas un seul n'est joignable.
La case « Mode réseau restreint », en haut de la fenêtre, fait passer le tunnel par le serveur en TCP sur le port 443, comme une page web. C'est plus lent qu'une connexion directe, et sans effet tant qu'un chemin direct fonctionne : à n'activer que dans ce cas précis, pas « au cas où ». Le réglage est propre à cette machine — vos amis n'ont rien à changer de leur côté.
Elle est manuelle et le restera : une bascule automatique dégraderait votre connexion sur une fausse alerte, et vous ne sauriez pas pourquoi tout est devenu plus lent.